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La One Planet Summit

La One Planet Summit...

 

 

Le One Planet Summit

12 décembre 2017

Paris

 

Deux ans jour pour jour après l’adoption de l’Accord de Paris, et moins d’un mois après la COP 23 à Bonn, la France a organisé, le 12 décembre à Paris, un sommet d’étape sur la lutte contre le réchauffement climatique par le biais de la finance publique et privée, avec près de 4000 participants (représentants de la finance mondiale – assurances, banques, fonds-, des élus locaux, des responsables d’ONG et une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement)

L’enjeu est de remobiliser la communauté internationale marquée par le retrait américain de l’accord de Paris et par l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes, et plus précisément de rassembler ceux qui souhaitent aller plus vite pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Pour le Président de la République française, « ce qui se joue ici et maintenant est une nouvelle étape de ce combat collectif. On est en train de perdre la bataille…Avant, nous pouvions dire que nous ne savions pas. Mais depuis une vingtaine d’années, nous savons, et chaque fois un peu plus, notamment grâce aux travaux du Giec, que nous allons continuer à protéger."

La rencontre a été organisée avec le secrétariat général des Nations unies (ONU), ce qui est un gage de multilatéralisme, le sommet ne concurrençant pas les négociations COP. La Banque mondiale fait également partie des organisateurs, elle dispose depuis le printemps d’une plate-forme consacrée au financement climat.

Ce sommet international est dédié à la mobilisation autour d’engagements et de projets concrets pour financer la lutte contre le réchauffement climatique, en orientant la finance mondiale vers les investissements verts, en particulier dans les pays en développement. Il a également donné l’occasion à la France de présenter ces nouvelles actions.

La veille, plusieurs acteurs économiques et financiers ont présenté de nouvelles mesures dans le cadre de la troisième édition du Climate Finance Day, sous l’égide du ministère de l’Economie. D’autres événements ont été organisés par l’Agence française de développement (AFD), le CNES, Sciences Po ou l’incubateur de startups Station F.

 

12 engagements pour le climat « Climacts », structurés en 3 axes, ont été présentés :

Axe 1 : amplifier le financement de l’adaptation et de la résilience au changement climatique.

 

1 – Faire face aux évènements extrêmes dans les Etats insulaires.

Lancement d’un partenariat public-privé doté de 2,8 Mds de dollars pour faire des Caraïbes la première « Climate Smart Zone » dans le cadre d’un plan d’investissement de 8 Mds de dollars.

La création de la « Caribbean climate smart coalition » est l’expression d’une nouvelle vision partagée entre les leaders de la région pour faire des Caraïbes la première « Climate Smart Zone ». La vulnérabilité de la région impose en effet de nouvelles approches en rupture avec les pratiques actuelles. Pour mettre en œuvre cette démarche sur les 5 prochaines années, 11 pays de la Caricom ont décidé de former un partenariat avec les organisations régionales et internationales, des entreprises et des fondations, afin de catalyser les investissements bas carbone dans les domaines prioritaires des réseaux énergétiques et des infrastructures. De nouveaux instruments et véhicules financiers seront déployés pour soutenir cette ambition : plus de 3 Mds de dollars sont d’ores et déjà mobilisés.

Le processus de reconstruction qui se poursuit de manière exemplaire dans les Antilles (Saint- Martin) sera coordonné avec cette initiative.

Par ailleurs, dans la région Pacifique, l’AFD lance une nouvelle initiative climat biodiversité en faveur de l’adaptation au changement climatique.

 

2 – Protéger les terres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique.

300 M$ pour activer le Land degradation Neutrality fund (Fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification) et restaurer des terres désertées.

La France, le Canada et d’autres partenaires annoncent des financements pour enclencher l’action du Land dégradation Neutrality Fund destiné à lutter contre la dégradation des terres. L’objectif est d’accélérer la mobilisation et les actions concrètes pour atteindre la neutralité de dégradation des terres d’ici à 2030 (cible 15.3 des Objectifs de Développement Durable). L’indice de neutralité correspond à la différence entre les terres préservées par l’action internationale et les surfaces affectées directement par le changement climatique.

Lancement du Tropical Landscape Financing Facility (Programme de financement des zones tropicales).
Un accord est signé entre le PNUE, BNPP, l’ICRAF et ADM Capital, ainsi que d’autres acteurs, pour lever des fonds privés en vue de financer la croissance verte et durable dans les pays en développement.

L’objectif est de mobiliser d’ici 2025 10 Mds de dollars pour financer des projets ayant un impact environnemental et social significatif dans les pays les plus vulnérables.

650 Ms de dollars pour aider le monde agricole à s’adapter au changement climatique.

La Fondation Gates, la Commission européenne et d’autres pays comme la France initient un programme de financement de 650 Ms de dollars pour accélérer le transfert de l’innovation agronomique sur le terrain, notamment pour les petits exploitants agricoles dans les pays en développement. Cette initiative part du constat que la recherche agronomique fournit d’excellents résultats mais que son transfert peut prendre parfois des dizaines d’années.

Création de la plateforme de financement de 100 projets « Eau et Climat » pour l’Afrique.

L’Afrique est l’un des continents les plus vulnérables au changement climatique.
Deux banques de développement, 5 alliances représentant plus de 450 signataires issus de 94 pays, et 47 entreprises s’engagent pour créer une plateforme d’incubation de projets, avec l’objectif de faire naître 100 projets en Afrique sur les 5 prochaines années, dans les domaines de l’eau et du changement climatique. L’objectif principal de cette plateforme est de mettre efficacement en relation les bailleurs et les acteurs de terrain, avec un montant espéré de 20 millions d’euros pour initier des projets sur la période.

L’incubateur soutiendra des projets à différentes échelles, allant du bassin et des municipalités à de petits projets locaux.

La dynamique de mobilisation sera poursuivie dans le cadre du Forum mondial de l’eau (Brasilia, mars 2018) et la réunion sur l’Objectif du Développement Durable Eau (New York, juillet 2018).

 

3 – Mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat.

One Planet Laureates Program : des bourses pour de jeunes chercheurs africains et européens.

La fondation Gates et la fondation BNP Paribas unissent leurs efforts à hauteur de 15 M$ sur 5 ans pour financer des bourses universitaires qui permettront l’accueil de jeunes chercheurs de pays africains ou européens dans des laboratoires internationaux.

L’identification de ces chercheurs s’appuiera sur les compétences d’Agropolis Fondation.

Lancement d’un « Service Solidarité européen » pour le climat, doté de 40 Ms d’euros.

La Commission européenne financera un programme pour encourager de jeunes volontaires européens à participer à des projets liés à l’action climatique en Europe et à l’international.

 

4 – Marchés publics et accès des collectivités aux financements climat.

« Global Urbis » : création d’un cadre commun entre les villes pour simplifier leur accès aux financements Climat.

Sous l’impulsion de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), le Global Covenant of Mayors, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement, le programme « Global Urbis » permettra aux villes et aux régions européennes et du bassin méditerranéen d’accéder plus facilement à des fonds publics et privés pour mettre en œuvre leur plan Climat et accélérer ainsi leur transformation vers des villes durables.

Alliance mondiale des villes et des régions pour lancer des marchés publics bas carbone.

Le C40, réseau des 90 métropoles, le Global Covenant of Mayors, CGLU et ICLEI, s’allient pour lancer des commandes publiques vertes (infrastructures durables, mobilité verte, logement zéro émission, efficacité énergétique, etc.), dans un cadre concerté.

 

Axe 2 : accélérer la transition vers une économie décarbonée.

5 – Objectif zéro émission.

Coalition neutralité carbone : 16 pays et 32 villes s’engagent à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050
Menée par les Iles Marshall et la Nouvelle Zélande, la coalition Towards Carbon Neutrality, mobilise aujourd’hui 16 pays qui s’engagent à publier dès 2018 et au plus tard en 2020, une trajectoire « neutralité carbone » à l’horizon 2050. Par ailleurs 32 villes et de nombreuses entreprises ont également pris un engagement de neutralité carbone.

Lancement du Paris Collaborative on Green Budgeting.

Dans un souci de transparence et de pilotage efficace des politiques publiques pour l’environnement, l’OCDE et un groupe de pays dont la France, la Suède, le Mexique et le Canada, piloteront une démarche de présentation des budgets pour faire apparaitre clairement la dimension écologique et climatique sous toutes ses formes (dépenses publiques orientées vers la transition écologique, fiscalité propre, obligations vertes, etc.).

Création d’un Observatoire Spatial du Climat.

A l’initiative du CNES, un Observatoire spatial du Climat est créé afin de mettre à disposition des Etats et de la communauté scientifique toutes les données spatiales utiles à la surveillance de l’état de santé de notre planète. Cette initiative est soutenue par la totalité des agences spatiales européennes, ainsi que par la Chine, l’Inde, la Russie, le Mexique, le Maroc, les Emirats Arabes Unis et d’autres pays. L’interopérabilité des données spatiales d’observation sera un pas en avant significatif pour l’observation du système Terre.

 

6 – Révolutions sectorielles vers une économie décarbonée.

Coalition Powering past coal.

Lancée par le Royaume-Uni et le Canada lors de la COP23, la coalition Powering past coal rassemble aujourd’hui 58 acteurs dont 26 pays, 8 gouvernements locaux et 24 entreprises dans le monde, unis pour accélérer la transition de l’énergie carbonée vers les énergies renouvelables. La coalition s’engage à accélérer l’élimination des centrales au charbon traditionnelles, de façon durable et économiquement inclusive, et à imposer un moratoire à toute nouvelle centrale au charbon traditionnelle sans dispositif de captage et de stockage du carbone. La France s’est engagée à cesser toute production d’électricité à partir du charbon d’ici à 2022.

Lancement d’un fonds de reconversion de la Commission européenne pour les régions intensives en charbon

Alliance solaire internationale

L’Alliance Solaire internationale se donne pour objectif de mobiliser 1000 milliards de dollars d’ici à 2030, auprès d’investisseurs publics et privés. Deux ans après avoir été dévoilée par l’Inde et la France lors de la COP21, l’Alliance solaire internationale (ASI) est entrée en vigueur en décembre 2017. Sur les 121 pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne qu’elle vise à regrouper, 46 ont signé l’accord-cadre, dont 19 qui l’ont déjà ratifié. Cette alliance est née d’un constat : le solaire est l’une des énergies renouvelables les plus abondantes dans des régions du monde qui ne disposent pas toujours des technologies, des financements ou de l’expertise pour l’exploiter à son maximum.

 

7 – Des transports sans pollution.

8 pays et 10 partenaires s’engagent pour les transports décarbonnés et les solutions de mobilité verte.
Les transports représentent environ 15% des émissions anthropiques mondiales de CO2. Face à l’urgence de s’engager pour une transformation profonde de la mobilité, huit pays dont le Portugal, les Pays-Bas, le Costa Rica et la France, avec l’appui des acteurs de la plateforme PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), créent une alliance pour travailler ensemble à des feuilles de route de décarbonation des transports et pour accroitre les investissements dans les transports propres. Des entreprises de premier plan dans le domaine de la mobilité, comme Michelin ou Alstom, adhèrent à cette alliance, de même que des villes ou régions du monde (Etat du Colorado, ville de Paris, etc.)

Engagement de 34 pays pour la réduction des émissions du transport maritime.

La déclaration « Tony de Brum » reçoit un soutien de 34 pays, appelant à des avancées ambitieuses, au sein de l’Organisation Maritime Internationale, sur la régulation des émissions de CO2 liées aux transports maritimes. Celles-ci représentent aujourd’hui 3% des émissions mondiales de CO2 mais pourraient augmenter, en l’absence d’actions ciblées, de 250% d’ici 2050.

Partenariat de 8 régions de l’ouest Américain en faveur des véhicules électriques.

Le partenariat pour le plan régional de développement des véhicules électriques dans l’Ouest Américain rassemble 8 États fédérés : Arizona, Colorado, Idaho, Montana, Nevada, Nouveau Mexique, Utah et Wyoming.

Il a pour but le partage de bonnes pratiques et le développement d’un réseau commun de stations de recharge permettant les déplacements en véhicules électriques d’un Etat à un autre.

 

8 – vers un prix du carbone compatible avec l’accord de Paris.

Engagement de plusieurs pays pour un prix du carbone européen plus significatif.

Les Ministres de l’environnement et du climat de France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas saluent le récent accord au niveau du Conseil sur la réforme du marché d’échange de permis d’émission européen, qui devrait entraîner un relèvement du prix du carbone, mais jugent néanmoins que des réformes supplémentaires seraient nécessaires au niveau européen pour inciter les investisseurs et les entreprises à développer des modèles économiques compatibles avec un scenario de limitation à 2 degrés du réchauffement climatique. En conséquence, ils s’engagent à examiner la mise en place d’un prix du carbone significatif, voire, pour certains, à le mettre en place, dans les secteurs pertinents.

Carbon pricing for the Americas.

Le Mexique annonce une collaboration régionale de mise en place d’un prix du carbone dans les Amériques : Canada, Colombie, Chili, Mexique, Etats de Californie, Washington, Alberta, Colombie, Britannique, Nouvelle Ecosse, Ontario et Québec.

Le lancement de ce marché s’inscrit dans une dynamique de renforcement des instruments de tarification du carbone et d’articulation des marchés carbone régionaux.

Annonce par la Chine de la consolidation de son marché carbone.

Le lancement par la Chine d’un marché national de quotas d’émissions représente une avancée cruciale pour la tarification du carbone dans le monde. Cette annonce renforce le lancement, entre 2014 et 2017, de 7 marchés pilotes locaux en Chine.

Appel des entreprises à la fixation d’un prix du carbone.

Menée par la Carbon pricing leadership coalition, une coalition de plus de 40 entreprises appellent à un prix du carbone aligné avec les objectifs de l’Accord de Paris, conformément aux recommandations de la commission Stern-Stiglitz.


L’ensemble de ces annonces nourriront une dynamique utile pour accompagner la réforme en cours du marché carbone européen.

 

Axe 3 : ancrer les enjeux climatiques au coeur de la finance et des décisions de ses acteurs.

9 – Actions des banques centrales et entreprises

Engagement de plus de 200 entreprises pour suivre les recommandations du réseau Task Force on Climate related Financial Disclosure (TFCD).

A la demande du Comité de Stabilité Financière et avec le soutien de la France, la Taskforce on Climate Financial Disclosure (TCFD) a travaillé entre 2015 et 2017 sur les informations qui, publiées par les acteurs économiques, permettraient une réorientation des flux financiers cohérente avec la transition bas carbone et les objectifs de l’Accord de Paris. Aujourd’hui, 3 États (France, Suède et Royaume-Uni), et plus de 200 entreprises soutiennent l’application de ces recommandations.

« Greening the Financial System » : lancement d’un réseau de finance verte par un groupe de banques centrales et d’autorités des marchés financiers.

Ce nouveau réseau fédère autour de la Banque de France, de l’ACPR et de la Banque d’Angleterre, les banques centrales du Mexique, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de Singapour et de la Chine. L’initiative doit permettre d’accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des marchés secondaires (banques commerciales) pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte. Les travaux débuteront dès 2018, une conférence internationale se tiendra à Amsterdam en avril 2018.

 

10 – Mobilisation internationale des banques de développement.

Plus de 30 banques de développement s’engagent à aligner leurs financements avec les objectifs de l’Accord de Paris.

Une déclaration est adoptée dans le cadre du One Planet Summit par les 23 banques de développement nationales et régionales, issues du réseau IDFC (Chine, Allemagne, Brésil, Suède, Canada, France, etc.) – et les banques multilatérales de développement pour augmenter les financements dédiés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Elles s’engagent en particulier à :

  • -  renforcer encore l’intégration du climat dans leurs stratégies et leurs activités
  • -  mobiliser et rediriger activement les flux financiers publics et privés au profit des transitions bas carbone et résiliantes
  • -  soutenir la mise en oeuvre des contributions nationales et la préparation de trajectoires de décarbonisation de long terme des pays à l’horizon 2050
  • -  contribuer par leurs financements à réduire significativement la dépendance aux énergies fossiles et à accélérer rapidement l’émergence d’alternatives durables.

 

11 – Engagement des fonds souverains.

Création du groupe de travail One Planet Sovereign Wealth Funds : 6 des plus importants fonds souverains mondiaux créent un cadre ESG pour guider leurs décisions d’investissement.
Les fonds souverains détiennent des actifs dont l’encours pourrait atteindre plus de 15 000 milliards de dollars d’ici 2020. À l’initiative du Président de la République française, la
Norvège, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït et
la Nouvelle- Zélande lancent une coalition inédite de grands fonds souverains en faveur de l’action climatique. Ce groupe sera rejoint par d’autres fonds souverains dans les semaines qui viennent. L’initiative sera pilotée par la France.  

 

12 – Mobilisation des investisseurs institutionnels.

Coalition 100+.

Lancée à l’occasion du One Planet Summit, la coalition « Climate Action 100+ » rassemble 225 grands investisseurs institutionnels représentant plus de 26 300 Mds de dollars d’actifs sous gestion pour coordonner leurs actions vis-à-vis des 100 entreprises cotées les plus émettrices de gaz à effet de serre.

Parmi les acteurs engagés, les fonds de pensions américains CalPERS et BlackRock, ou la banque britannique HSBC, mais aussi Allianz, AP7, Axa, BNP Parisbas, l’Ircantec, la Caisse des Dépôts, l’Agence des participations de l’Etat, Mirova, Humanis.

 

Parmi les entreprises concernées, on trouve beaucoup de pétroliers et d’énergéticiens (BP, Eon, Exxon…) mais aussi des mineurs (BHP Billiton, Rio Tinto, Suncor…), des entreprises liées au transport (Airbus, Rolls-Royce, Suzuki…), des aciéristes et des cimentiers (LafargeHolcim, ArcelorMittal…), des industriels de l’agroalimentaire (Pepsi, Nestlé…), etc. On compte également trois entreprises françaises : Total, EDF et Engie, et Airbus (entreprise européenne.

Cette effort collectif permettra d’inciter ces entreprises à mettre en œuvre les recommandations de TCFD et de présenter une stratégie de réduction de leurs émissions conformes aux objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Lien vers le site de Climate Action 100

http://www.climateaction100.org

Lien vers la video de Climate action 100

https://www.youtube.com/watch?time_continue=23&v=t6oixr_Hhls

Breakthrough Energy Coalition : investir dans les technologies de rupture.

Le monde a besoin d'augmenter considérablement la vitesse et le volume des nouvelles technologies commercialisables. Au One Planet Summit, la Breakthrough Energy Coalition a annoncé l'extension de son groupe de 27 investisseurs, incluant désormais un large réseau de banques, fonds, producteurs d'énergie et entreprises de haute technologie, engagés à mettre sur le marché des technologies zéro carbone. Dans son ensemble, le réseau représente des milliards de dollars de capitaux qui permettront d'approfondir la coopération avec les gouvernements pour accélérer la commercialisation des résultats de la recherche académique. La coalition a annoncé un programme de partenariat pilote avec 5 Etats membres de la mission innovation, le Royaume-Uni, la France, le Mexique, Canada et la Commission Européenne. Par ailleurs le fonds Breakthrough Energy Ventures, constitué par la BEC à hauteur de 1Md USD, a annoncé ses premiers secteurs d'investissement: le stockage énergétique, les Mini-Grids, les carburants liquide, les matériaux de construction et la géothermie.

Coalition des philanthropes et fondations pour les financements climat et adaptation.

A l’occasion du One Planet Summit, une quinzaine de philanthropes, dont Michael Bloomberg, Bill Gates et Richard Branson, lancent une task-force de mobilisation de la philanthropie pour contribuer à mettre en œuvre l’Accord de Paris en partenariat avec les banques de développement et les investisseurs privés. Elle vise la mobilisation de plus de moyens pour financer des projets climat, et à mettre en place de nouveaux mécanismes financiers pour catalyser plus d’investissements.

Un comité de suivi associant la France, les Nations Unies et la Banque mondiale, devrait faire un point d’étape sur les engagements pris, en septembre 2018, lors du sommet des acteurs non étatiques organisé en Californie, voire à l’occasion d’un nouveau One Planet Summit en fin d’année, organisé en Afrique ou en Europe.

 

Par ailleurs, la plupart des acteurs, privés comme publics, réclament une action des Etats pour clarifier les règles de la finance climat.

Plus de cinquante grandes entreprises – dont Adidas, Allianz, Diageo, H&M, Philips, Unilever, Kering etc. –, ont publié une déclaration appelant à « une action climat ambitieuse ». Elles demandent aux pays développés « des mesures concrètes de long terme » comme la fin des subventions aux énergies fossiles d’ici à 2025 et « de la clarté sur les risques financiers liés au climat ».

L’assureur Axa, critiqué par des ONG pour des engagements jugés insuffisants en matière climatique, a annoncé, accélérer son désengagement de l’industrie du charbon, prévoyant de désinvestir presque 2,5 milliards d’euros du secteur. Axa avait déjà annoncé en 2015 plusieurs initiatives destinées à réduire son implication dans ce secteur.

Les 12 engagements présentés lors du sommet sont disponibles ici (Les 12 Engagements) et sur le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire en cliquant ici

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/one-planet-summit-12-engagements-internationaux-12-international-commitments )

 

Discours introductif d’Emmanuel Macron, président de la République française, au One Planet Summit :

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-introductif-du-president-de-la-republique-au-one-planet-summit/

vidéo

http://www.elysee.fr/videos/new-video-162/

 

Discours de clôture du président de la République française au One Planet Summit

 

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-de-cloture-du-president-de-la-republique-au-one-planet-summit/

vidéo

http://www.elysee.fr/videos/new-video-164/