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Séance spéciale d’hommage aux victimes des attentats

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Séance spéciale d’hommage aux victimes des attentats
Assemblée nationale – 13 janvier 2015
Allocution de Manuel VALLS, Premier ministre

7 janvier 2015, Attentat contre Charlie Hebdo...

7 janvier 2015 - Actualité

Attentat contre Charlie Hebdo

"La France a été touchée dans son cœur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a déclaré Manuel Valls à la suite de l'attentat terroriste qui a frappé mercredi 7 janvier 2015 le siège du journal Charlie Hebdo à Paris. Le président de la République a tenu à 14h à l’Élysée une réunion avec les ministres et les responsables directement concernés par la protection des Français. Le Premier ministre a décidé d’élever le dispositif Vigipirate au niveau "alerte-attentat" en région Île-de-France.

 "La France est aujourd’hui devant un choc, un choc qui est celui d’un attentat. Car c’est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute, par rapport à un journal qui avait été plusieurs fois menacé, et qui était justement protégé," a déclaré le président de la République en se rendant immédiatement sur les lieux. "Plusieurs attentats terroristes avaient été déjoués ces dernières semaines. Nous savions que nous étions menacés, comme d’ailleurs d’autres pays dans le monde. Nous sommes menacés parce que nous sommes un pays de liberté. Et parce que nous sommes un pays de liberté, nous conjurerons les menaces, et nous punirons les agresseurs", a ajouté François Hollande.

 

http://www.gouvernement.fr/attentat-contre-charlie-hebdo?55pushSuggestion=Teaser

Discours de Manuel VALLS, Premier ministre à la Conférence environnementale

Discours de Manuel VALLS, Premier ministre
à la Conférence environnementale
Vendredi 28 novembre 2014

2015, l’heure de vérité dans la lutte contre le changement climatique

2015, l’heure de vérité dans la lutte contre le changement climatique

Paris (AFP) – L’année 2015 marquera-t-elle un tournant historique dans la lutte contre le réchauffement climatique, un phénomène toujours plus largement documenté, visible et menaçant? Il reste moins d’un an à 195 pays pour négocier et sceller à Paris un accord mondial.

« 2015 décidera des conditions de vie de nos petits-enfants et de leurs petits-enfants », prévient Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Postdam institute, spécialisé dans les questions climatiques.

« Au sommet de Paris, presque 200 nations ont l’objectif de mettre la planète sur une trajectoire de réduction des émissions qui permette de limiter le réchauffement à 2°C », par rapport à l’ère pré-industrielle, rappelle-t-il.

Pays hôte, la France présidera les débats et aura à ce titre « une responsabilité historique », estiment les écologistes français. D’intenses efforts diplomatiques sont déjà en cours.

Au delà de 2°C, les climatologues redoutent un emballement du système climatique, sachant que la température moyenne de la planète s’est déjà réchauffée de 0,8°C.

En l’absence de mesures nouvelles, la trajectoire actuelle file vers +4 à 5°C à la fin du siècle. Une perspective synonyme d’évènements climatiques extrêmes plus fréquents, de dangers pour la sécurité alimentaire et de phénomènes migratoires de grande ampleur.

Six ans après le retentissant échec de Copenhague, décembre 2015 est la date butoir que la communauté internationale s’est fixée pour trouver un consensus sur un texte. Le futur accord doit prendre, à partir de 2020, le relais du protocole de Kyoto, qui n’engageait que les pays riches dans la réduction des gaz à effet de serre (GES).

Depuis 2009, chaque année, une COP (conférence des parties) a tenté de préparer le futur texte qui engagerait tous les pays de la planète.

Cancun, Durban, Doha, Varsovie et tout récemment Lima ont été le théâtre de négociations toujours extrêmement laborieuses pour que 195 pays parviennent à un consensus.

L’action climatique est un défi car elle touche le coeur même des économies: la production et la consommation d’énergie.

Selon les économistes, il est possible de parvenir à réduire drastiquement les émissions de GES sans altérer la croissance, mais cela nécessite un changement radical dans les investissements pour laisser notamment deux tiers des réserves fossiles connues dans le sol.

Quelques signaux permettent de penser que la donne a changé depuis Copenhague.

En novembre, Barack Obama a annoncé un nouvel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 et la Chine, fortement exposée aux risques climatiques et en proie à de gros problèmes de pollution de l’air à cause du charbon, a promis un pic de ses émissions d’ici 2030.

L’Union européenne s’est elle engagée à réduire de 40% ses émissions en 2030 par rapport à 1990.

« Les économies les plus puissantes sont aussi les plus gros pollueurs », souligne Hans Joachim Schellnhuber, manière de rappeler qu’une poignée de pays détient les clés de l’avenir climatique. Les cinq plus gros émetteurs – Chine (27%), Etats-Unis (14%), Union européenne (9,6%), Inde (5,8%), Russie (5%) – représentent plus de 60% des émissions actuelles.

Dans la perspective du rendez-vous parisien, 2015 verra deux dynamiques à l’oeuvre: des négociations onusiennes intermédiaires et les annonces des pays sur l’adaptation de leur politique énergétique.

Pour ces dernières, l’accord de méthode trouvé à Lima laisse une grande latitude sur la forme que pourront prendre les engagements (durée, secteurs, base de référence, etc.).

« Ce qui se passe en dehors de la négociation est au moins aussi important que la négociation elle-même », estime Pascal Canfin, ex-ministre français et expert auprès du World ressource institute (WRI). L’accord sino-américain de novembre sur leurs futurs engagements en est un exemple.

Le processus onusien reste toutefois la colonne vertébrale de l’action collective. A Genève en février, puis à Bonn à deux reprises, des délégations restreintes des 195 pays se retrouveront avant Paris.

De nombreux sujets sont en suspens: l’accord sera-t-il légalement contraignant? Comment parvenir à mobiliser 100 milliards de dollars annuels en 2020 pour aider les pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement? Et surtout comment partager équitablement les efforts à faire, notamment entre pays émergents et riches?

Pour Elliot Diringer du Center for climate and energy solutions (C2ES), « parvenir à trouver un équilibre entre pays développés et en voie de développement sera clairement l’une des plus grandes difficultés l’an prochain à Paris ».

© AFP

 

 http://www.goodplanet.info/actualite/2014/12/30/2015-lheure-de-verite-dans-la-lutte-contre-le-changement-climatique/

Nicolas Hulot à Rome

Nicolas Hulot à Rome - Maria Portugal-World View

(RV) Entretien - Nicolas Hulot, l'envoyé spécial du président français pour la protection de la planète, était ce mardi au Vatican, pour sa troisième visite en treize mois. Il a notamment rencontré le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin, Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil Pontifical pour la Famille, ainsi que des membres du Conseil Pontifical Justice et Paix.

Alors que se profile la conférence sur le climat à Paris en décembre 2015 (COP 21), l'ancien animateur vedette s'est donné pour mission de convaincre le maximum d'Etats et d'organisations que la question climatique n'est pas un enjeu parmi d'autres, mais un enjeu qui conditionne tous les autres. « Il faut ramener l'humanité à la raison et à l'audace » exhorte Nicolas Hulot. Pour répondre à cette ambition, il estime que les différentes responsables religieux peuvent être des alliés. C'est ce qu'il explique au micro de Jean-Baptiste Cocagne (retranscription intégrale en fin d'article) :

 Nicolas Hulot a notamment trouvé un écho particulier dans les discours et prises de position du Pape François. La publication au printemps 2015 d'une encyclique sur l'écologie humaine a été confirmée par le Vatican. Par ailleurs, le Pape François est également attendu en France en 2015 pour un voyage apostolique, quelques semaines avant la conférence de Paris sur le climat. A ce propos, Nicolas Hulot rêve à voix haute que le Saint-Père se rende au Mont Saint-Michel pour y prononcer un discours sur la question écologique. Ce lieu, « inhabituel et universellement connu » représente à ses yeux « un trait d'union entre nature et culture ». Ce qui serait un formidable symbole selon lui.

Depuis deux ans, Nicolas Hulot a constaté la mobilisation des différentes Eglises sur la prise de conscience écologique qui, auparavant, « n'étaient pas audibles. Je vois aujourd'hui l'Eglise catholique monter en puissance sur la question ». En témoigne le nombre de publications sur le sujet, de plus en plus nourries. Les autres Eglises chrétiennes sont également saluées par Nicolas Hulot, comme les prises de position du patriarche orthodoxe Bartholomée.

« Il faut une étincelle pour changer de mentalité »

L'envoyé spécial de François Hollande espère que les responsables religieux pourront incarner cette « étincelle de raison et de sagesse » contre la tentation du fatalisme et de la résignation : « l'humanité est prête à agir mais hésite encore sur l'intensité des efforts à produire ». Comme l'a montré le semi-échec de la conférence de Lima, la clé d'un nouvel accord mondial réside dans le dépassement des intérêts nationaux, ce qui, par définition, est le cas des grandes religions. Pour Nicolas Hulot, « l'humanité sera obligée de se réunir. Pour paraphraser Martin Luther King, "nous sommes condamnés à agir ensemble, sinon nous souffrirons ensemble comme des imbéciles" ». 

 

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Retranscription de l'interview :

Nicolas Hulot : Je m’aperçois avec plaisir que franchement, l’Église catholique est maintenant audible, mobilisée sur l’enjeu climatique, se met en ordre de marche. D’abord dans la communication, dans l’expression, mais également dans la publication d’un certain nombre de documents. La publication confirmée d’une encyclique est pour moi un texte très important si on veut accentuer et, quelque part, préciser cette mobilisation. Lors de ma première visite au Vatican, j’avais exprimé ce souhait. Compte tenu que l’humanité va se réunir en 2015 à Paris pour « décider de son sort » et compte tenu des difficultés qu’on a à mettre en œuvre, des engagements, des objectifs et des moyens pour que l’humanité se sauve, il faut avoir un point de vue universel. Décider à 195, c’est difficile parce que chacun a son propre point de vue. Qui mieux que le Saint-Père peut aider à cette vision universelle ? Le Pape viendra en France en 2015. L’idée que le Saint-Père puisse faire un déplacement consacré, centré, sur l’enjeu climatique au moment où les choses vont se déterminer dans un sens ou dans un autre est évidemment, pour moi, une idée importante pour exhorter les responsables politiques à écrire l’histoire dans le bon sens et à ne pas la subir. Si ce voyage n’est pas une coïncidence, il est bien de le relier à ce grand rendez-vous de la communauté Internationale à Paris. Le Saint-Père, qui affirme déjà au quotidien ses convictions, ses inquiétudes et ses espoirs sur ces sujets-là, va profiter de son voyage en France pourrait sacraliser, quelque part, l’enjeu de la Conférence de Paris. A Lima, on a vu une montée des nationalismes, des égoïsmes. En tout cas, on n’a pas encore vaincu les arguments, les préjugés et les rancœurs.

 

RV : Il faut donc encore une prise de conscience écologique, qui n’est toujours pas là. Pourquoi ?

N.H. : Parce que culturellement, chaque État, dans la manière où les relations entre États s’établissent depuis de nombreuses années, raisonne dans le périmètre de ses propres intérêts, de ses propres prérogatives, de ses propres responsabilités en pensant que ses citoyens pourront échapper à l’effort, échapper aux conséquences. Tout le monde n’a pas conscience que nous serons tous gagnants ou tous perdants. Et puis, parce que c’est vrai que la responsabilité de ces phénomènes, quand on regarde l’histoire, n’est pas la même pour tout le monde. Les pays industriels ont une responsabilité historique plus importante. Ce sont eux qui ont saturé l’atmosphère de gaz à effet de serre. Donc, quelque part, même s’ils ne l’ont pas fait intentionnellement, ils sont responsables de cette situation. Est-ce que ça exonère pour autant d’un effort ceux qui, maintenant, aspirent à se développer ? Est-ce que le fait d’amplifier le phénomène est acceptable ? La réponse est non ! Donc il faut une notion de responsabilité partagée mais différenciée. Mais quelque part, il faut que chacun prenne sa part de contribution. Je crois qu’on n’a pas bien pris la mesure de ce que la menace climatique génère comme chaîne d’impact et que c’est un facteur multi-aggravant dans tout. Ça baisse les rendements agricoles, ça accroìt la désertification, ça déclenche des évènements climatiques de plus en plus impactants et une autre conséquence : chaque année, à cause des évènements climatiques, vous avez en moyenne 27 millions de personnes qui sont obligées de quitter leur territoire. C’est trois fois plus que pour les conflits. Rien que pour l’année 2010, ça représente 40 millions de personnes. Selon les projections, si on laisse les phénomènes climatiques se développer, en milieu de siècle, ce seront 250 millions de personnes qui devront quitter leur territoire. Pas simplement parce qu’ils sont attirés vers un monde meilleur mais parce que chez eux, ça ne sera plus vivable. La désertification accélérée par le changement climatique va apporter aux portes de l’Europe, entre 2000 et 2020, 60 millions de personnes. Je ne dis pas cela pour effrayer, c’est simplement pour comprendre qu’on ne pourra pas toujours construire des murs et que l’histoire est en train de s’inscrire maintenant. Les catastrophes de demain, les tragédies de demain, sont en train de se décider maintenant !

 

RV : En quoi l’Église catholique peut avoir sa responsabilité dans la prise de conscience écologique ?

N.H. : Elle peut porter la dimension universelle, la responsabilité universelle, l’enjeu universel et rappeler surtout que c’est un enjeu de solidarité dans le temps, parce que les victimes sont déjà les plus vulnérables ; et solidarité dans l’espace parce que quelque part, on est en train de sacrifier l’avenir de nos enfants. Il y a aussi une crise de civilisation et l’Église peut probablement porter cette analyse, cette critique, ce regard. Nous avons élaboré au fil du temps un modèle économique qui est un modèle qui épuise, qui détruit, qui concentre les richesses, qui pille, qui spolie. C’est important aussi, pas forcément pour s’en culpabiliser, de comprendre que ce modèle n’est plus tenable.