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Les ODD

Par MC

 

En 2012, la conférence Rio +20 des Nations Unies sur le développement durable a appelé à la définition d’objectifs universels, intégrant de manière équilibrée les composantes économique, environnementale et sociale du développement durable. 

En 2015, tous les pays du monde se sont accordés sur 17 objectifs universels de développement durable pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et les injustices, faire face au changement climatique et construire un monde en commun d’ici à 2030.

Ces objectifs ont été adoptés le 25 septembre 2015 à New-York lors de l'Assemblée générale des Nations-Unies. Ils prennent officiellement le relais des 8 Objectifs du millénaire pour le développement ( OMD ) lancés en 2000 et arrivés à terme en 2015.

A la différence des OMD, les nouveaux objectifs de développement durable ont une dimension globale et couvrent l’ensemble des enjeux de développement, au Nord comme au Sud. 

Les objectifs concernent la pauvreté, la faim, santé et bien-être, éducation de qualité, égalité entre les sexes, eau propre et assainissement, énergie propre, économie sobre et inclusive, travail, innovation, industrie et infrastructure, inégalités réduites, ville durable, consommation et production responsables, changement climatique, océans, écosystèmes terrestres, paix, justice et transparence, partenariats et mise en oeuvre.

Les objectifs de développement durable sont déclinés en 169 cibles :

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/developpement-durable/s/indicateurs-odd-2015-2030.html

Ces cibles sont liées à 230 indicateurs de suivi des progrès des Etats membres vis-à-vis des ODD. Ces indicateurs sont issus d’une concertation mise en place par les pays membres de l’ONU, incluant la société civile, les collectivités territoriales et le secteur privé. Le cadre de suivi des objectifs et cibles de l’Agenda 2030 sur le développement durable, avec la liste d’indicateurs proposée par le groupe d’experts et inter-agences, a été techniquement accepté en mars 2016 par la commission statistique des Nations Unies. 

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/developpement-durable/s/indicateurs-odd-2015-2030.html

Chaque année, le Secrétaire général de l’ONU établit un rapport annuel de suivi et d’examen des ODD. Les gouvernements peuvent par ailleurs définir leurs propres indicateurs nationaux pour contribuer au suivi des progrès accomplis par rapport aux objectifs et cibles.

La France a présenté son premier rapport de mise en œuvre « Agenda France 2030 » au Forum politique de haut niveau pour le développement durable le 20 juillet 2016. Le rapport a été élaboré avec la consultation des parties prenantes.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/odd-France-rapport-mise-en-oeuvre-2030-27276.php4 

Le rapport identifie les principaux enjeux et défis, les orientations de l’action du gouvernement, ainsi que des bonnes pratiques ou mesures emblématiques d’ores et déjà mises en oeuvre, dans un esprit de partage d’expériences.

 

Sur le fond, le rapport met en particulier l’accent sur les acquis de la loi sur la transition énergétique adoptée en août 2015 : contribution climatique nationale (INDC) correspondant à une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 1990 ; contribution climat-énergie sur les émissions de gaz à effet de serre ; part des énergies renouvelables (ENR) à plus de 30 % de la consommation énergétique finale d’énergie en 2030 ; développement de l’économie circulaire ; promotion des pratiques agro-écologiques.

 

On note 11 engagements chiffrés qui sont nouveaux pour la France (éducation de qualité, lutte contre les inégalités scolaires, plein emploi, accès à l’assainissement, égalité hommes-femme dans la vie économique, logements adéquats, lutte contre la pauvreté, lutte contre les maladies non transmissibles, réduction des inégalités de revenus) ou plus ambitieux (aide au développement, aide aux pays les moins avancés). Ces engagements constituent un enjeu de politiques publiques pour la France dans les prochaines années.

En matière de moyens pour les pays en développement, la conférence d’Addis Abeba tenue en juillet 2015 a invité une large coalition d’acteurs publics, locaux et privés à se mobiliser pour financer l’atteinte de ces objectifs, en s’appuyant sur un engagement renouvelé des pays industrialisés, notamment de l’Union européenne, à consacrer 0,7% de leur revenu national à l’aide publique au développement à l’horizon 2030. 

La réussite de ce programme est un défi auquel tous les États vont devoir faire face. Mais il est particulièrement redoutable pour les 48 pays les moins avancés (PMA), au dépouillement extrême, aux infrastructures défaillantes, aux économies vulnérables et manquant cruellement d’investissements.